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Je suis généaloogiste amateur. Il m'arrive de renconter l'Histoire, la grande à travers des événements vécus par des humbles.

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Petite Histoire de Vigneul : l'église



Il nous faut une nouvelle église. (1862)



La paroisse de Vigneul-sous-Montmédy fut une paroisse annexe de Montmédy. Elle disposait d'une chapelle à l'emplacement actuel du cimetière.


La première église ou chapelle manifeste des signes de délabrement et n'est plus de capacité suffisante pour accueillir les fidèles. La municipalité songe à construire une église neuve sur l'emplacement de l'ancienne. C'est la parcelle occupée par le cimetière d'aujourd'hui. Le voeu en est formé au conseil municipal du 23 Novembre 1862, tout en regrettant de ne pas trouver d'autre place convenable.

Par un hasard dont seule la Providence détient le secret, une semaine plus tard, le 1/12/1862, un incendie ravage la maison Mellier, au centre du village, et offre une nouvelle place qui va emporter la préférence. La bataille contre le feu a dû être rude, car elle vaut à deux aubergistes de Vigneul, Pierre Pierret et Pierre Courtois d'être indemnisés l'un de 97F et l'autre de 186,85F pour avoir distribué du pain et du vin au public le jour de l'incendie.

Le 28 avril 1863, Monsieur Maxe, architecte à Bar-le-Duc signe les plans et le cahier des charges du nouvel édifice dont il évalue le coût de construction à 31765F, déduction faite de la valeur des matériaux de démolition de l’ancienne église évalués à 1118F.

La Providence n'est d'ailleurs pas seule à montrer de la bonne volonté!
Madame de Morenghe de Thonne-les-prés, fait donation de 1,20 are de terrain pour facilter le projet (acte du 2/5/1863, passé devant maître Delaval, notaire à Montmédy). C’est une bande de 20m par 6m à prendre dans son verger " royé" Jean-Baptiste Mellier au Nord et Marie Lecerf au levant.
Ce terrain est jugé indispensable. ("Royé" : bordé par une "rôye", une "raye", une "raie", fossé qui déterminait la limite entre deux terrains de propriétaires différents. On en trouve encore de nos jours pour délimiter les parcelles de bois).


La Municipalité se met à la tâche


Le 10/5/1863. Vote de fonds :

  • 15F à Monsieur Couilly, instituteur à Thonne-les-prés pour frais d’enquête commodo incommodo.  
  •  88,10F à Monsieur Raulin négociant chasublier à Verdun pour réparation de l’ostensoir.

Le conseil juge les travaux urgents et estime disposer de ressources suffisantes pour payer, sur les fonds disponibles de la Commune. Les décombres des maisons Mellier et Lecerf (brûlée elle aussi!) acquises en ruines par la commune, vont être vendus aux enchères.
Le "sieur Pierret",  maçon à Vigneul, effectue la démolition et le rangement des matériaux des maisons incendiées. il touchera la somme de 22,40F de la commune.



Il nous faut une horloge publique! (1864)


Lors de sa tenue du 14 Août 1864, le Conseil estime que "La population étant composée en majeure partie d’ouvriers maçons, carriers et journaliers, la commune a besoin d’une horloge publique destinée à régler les heures de travail. L’acquisition en a été jusqu’alors différée, la commune ne disposant que d’une tour isolée et séparée des habitations. La tour de la nouvelle église au centre du village va rendre possible cet achat. Le budget peut supporter cette nouvelle dépense".
Il vote la somme de 1 200F.

Les voûtes de l’église devaient être construites en moellons (sciés). Il est possible de diminuer la charge sur les murs en montant des voûtes de briques creuses, plus légères et d’un plus bel aspect. Sur-coût : environ 300F à prendre sur les 1 000F de provision pour dépenses imprévues.



L'ameublement de l'église

Fin 1864, la construction de l’église est assez avancée pour que l’on s’occupe de son ameublement : objets principaux et indispensables

1.        Bancs pour les fidèles et les chantres

2.        Confessionnal

3.        Table de communion

4.        Deux autels collatéraux et fonts baptismaux

Le tout nécessite un crédit de 4 000F (voté à l'unanimité le 10/11/1864).

 Au même moment, la Municipalité approuve le marché passé par le maire avec le sieur Guiot, horloger à Stenay pour la fourniture de l’horloge du clocher.





La cérémonie de bénédiction de l'église a lieu le 24 Octobre 1865.
  
Des travaux de menuiserie non compris dans l'adjudication, mais jugés indispensables sont réalisés par le sieur Hiblot, menuisier à Vigneul. Coût : 26,75F 

L'horloger Guiot réclame la somme de 175F pour fourniture de l'horloge de clocher 

Le 4 Février 1866, le Conseil municipal déclare l' urgence de procéder au plus tôt à la réception des travaux de l’église et demande au Préfet d’appuyer cette requête. Il remercie Mme Morenghe de Thonne-les-prés pour avoir fait édifier à ses frais le maître autel et les "belles vitrines" qui ornent le chœur, le tout estimé à 3 000F. 

Tout semble se dérouler pour le mieux. La municipalité ressent une urgence de procéder à la démolition définitive du choeur de l'ancienne chapelle réservée à l'exercice du culte lors de la construction de la nouvelle église. Il menace ruine…Une adjudication de ces travaux est lancée avec une mise à prix de 25F pour les matériaux obtenus, à charge pour l'adjudicataire d'utiliser les terres au remblaiement et au nivellement du cimetière.


Une nouvelle demande de réception du nouvel édifice est formée le 4 novembre 1866. Enfin, le P.V. de réception des travaux, est dressé par M. Maxe, architecte de Bar-le-Duc, le 26/3/1867. C'est Jean Baptiste Lemoine entrepreneur à Villers-devant-Dun qui a réalisé le chantier.
Le décompte de la dépense définitive est fixé par l'architecte à 34 415F. Le dernier acompte de 3 000F au bénéfice de l'adjudicataire n'a été honoré qu'à hauteur de 2 000F, faute de fonds disponibles. Le restant à payer à l'entrepreneur est alourdi d'un intérêt de 5%. Les difficultés financières commencent...à la veille de la guerre de 1870, qui ne va pas, on s'en doute, arranger la situation.
Impatient de recevoir son solde, Monsieur Lemoine s'adresse à la préfecture le 29 Décembre 1867 pour percevoir les intérêts se montant à 462,80F et le solde de 4272F. Le conseil vote la somme de 462,80F. Pour le reliquat, il décide de le solder en quatre versements égaux, chacun avec les intérêts échus, le premier le 16 Mars 1868, le deuxième un an plus tard et ainsi de suite. Le Conseil sollicite du Préfet un secours de 6 000F pour faire face à ces échéances.
Un emprunt de 4 000F est accordé. Le premier remboursement de 1 000F devra se faire en 1871. Les tourments et les dépenses infligés par l'occupation prussienne ne permettent pas de faire face à cette première échéance, forcément reportée en 1872. En 1873, la situation financière de la commune se situe à 2785,97F. La commune décide de payer le deuxième versement de 1000F en prenant sur les fonds disponibles, avec l'accord de Monsieur Hubert, secrétaire de la Sous-Préfecture, soumissionnaire de l'emprunt.
 
Dès 1874 l'église nécessite des constructions annexes, non entreprises à ce jour, faute de ressources.

1.        Le pourtour du chœur est à 2 m d'une terrasse de 7 m de haut. Des éboulis s'accumulent au pied de la muraille de l'église. Passage obstrué, privation d'air et de jour en particulier pour la sacristie. Humidité sur les murs et les meubles.
Par ailleurs, la commune s'était engagée auprès des propriétaires voisins à empêcher les éboulements.

2.        L'entrée devait comporter une rampe d'escalier, non encore réalisée. On entre par les côtés moyennant un détour de 25 ou 50 m.

Il faut déblayer derrière l'église et y construire un mur de soutènement blanchi et construire la rampe d'escalier qui donnera meilleurs accès et cachet à ce "bel édifice". Projet à confier à Monsieur Lagosse, jeune, architecte à Montmédy.

 
Le projet de travaux à l'église est dressé le 1er Août 1874 par l'architecte, mais le coût estimé de 4902,16F est trop élevé. La Commune, fin Août, ne peut s'engager que pour la première section du projet, qui s'élève à 2114,34F, l'assainissement, derrière le choeur. La seconde partie est ajournée. En outre, le Conseil ne peut voter que 500F et demande au Préfet le secours, soit du Département, soit de l'Etat.


Les ennuis ne sont pas terminés : par suite d'un vice de construction du Beffroi de l'église,  la plus forte des trois cloches est tombée alors qu'on la sonnait, le 20 Août 1876...
M. Falala, maréchal-ferrant a été chargé de la remonter : 33,10F.


Quelques réparations de désordres divers vont s'avérer nécessaires malgré la jeunesse de l'édifice. Certains dégats ont sans doute été causés par la guerre qui fit rage autour de la forteresse de Montmédy. Ainsi, la toiture est réparée par Monsieur Hiblot-Magny en 1881 (49F) , des vitraux sont remis en état par M. Lagosse-Mistouflet en 1883 (62F).

 Enfin, supposons que c'est l'humidité due à l'encaissement de la sacristie qui est à l'origine des travaux de réfection du plancher de cette annexe, opérés en 1891 (120F)



Enfin, le double escalier!




 


Début 1888, la construction  de l'escalier d’accès à l’église et d’un garde-corps en fer sur terrasse en avant du portail est décidée. Coût de l'opération : 
 1805,35F rabais déduit, environ 2000F avec les honoraires de l'architecte, M. Lagosse.

Jules Courtois, entrepreneur, est chargé des travaux (adjudication du 27 Août 1887).

 

 



ARTICLE EN CONSTRUCTION (à suivre...)

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C
<br /> merci pour toute ce info sur vigneul....j y suis depuis 6ans.....ps: cherche info sur le moulin et des photos du village<br /> <br /> <br />
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