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Je suis généaloogiste amateur. Il m'arrive de renconter l'Histoire, la grande à travers des événements vécus par des humbles.

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Glossaire (habillement & textile)

Glossaire (D'après les dictionnaires anciens :Littré 1860-76, Académie Française 1762, La Curne 13/16èmè siècle, Furetière 1690)

 

 

BÉGUIN (bé-ghin), s. m.

 

1° Sorte de coiffe, qui s'attache sous le menton. Sans collet, sans béguin et sans autre affiquet. RÉGNIER, Sat. XI.

Coiffe de béguine. L'un [des frères de Chamillart] était évêque de Dôle, qu'il fit évêque de Senlis et à qui il ne manquait qu'un béguin et des manches pendantes, SAINT-SIMON. 70, 150.

Fig. et populairement. Je lui ai bien lavé son béguin, je l'ai bien grondé.

 

2° Petit bonnet à trois pièces en toile ou en laine qu'on met aux enfants sous leur bonnet. Préparait tout, lui faisait des béguins, LA FONT. Herm. Tout l'été nous avons fait des béguins, SÉV. 5.

 

 

BURAIL. s. m. est une espece de serge ou de ratine. Il y a du burail lisse, du burail croisé, & du burail d'estoupes

 

BURAT. s. m. Grosse estoffe de laine qui tient quelque chose du drap.

 

BURAT (bu-ra), s. m.

Bure commune et grossière

 

BURATÉ, ÉE. adj. Qui participe à la nature du drap

 

BURATINE, ou Buratin. Espece de papeline dont la chaisne est de soye fort déliée, & la tresme de grosse laine. On la passe sous la calandre.

 

 

BURE. s. f. Estoffe grossiere & de peu de prix, faite de laine, dont se vestent les pauvres gens. Les chagrins & les douleurs se trouvent plus souvent sous la panne que sous la bure. Menage derive ce mot du Latin burra signifiant une espece d'estoffe veluë. De son diminutif burellum on a fait bureau. D'autres le derivent de bourre, & du Grec pyrros, & du Latin birrus ou burrus, qui signifient roux, comme il est écrit dans le Code Theodosien, parce que la plus-part de la bourre est de cette couleur. Les Anciens se sont servis de ce mot pour signifier plusieurs sortes d'habits. Quelquefois ils s'en servoient pour dire un habit riche & magnifique. Ainsi Baronius dit que burrus étoit l'ancien habit des Evêques, que quelques-uns croyent être la même chose que le rochet. Quelquefois il a signifié un habit vil & grossier fait de ce que nous appellons bureau, & les Bretons burell.

 

 

CAMELOT. s. m. Espèce d'étoffe faite ordinairement de poil de chèvre, & mêlée de laine, de soie, &c. Camelot de Hollande, de Bruxelles. Camelot de Turquie, camelot de Levant, camelot de soie, camelot ondé.

 

On dit proverbialement d'une personne incorrigible, Il est comme le camelot, il a pris son pli.

 

 

CASAQUIN. s. m. Diminutif. Espèce d'habillement court, & qu'on porte pour sa commodité.

 

DAMAS (da-mâ ; l's se lie : un da-mâ-z affilé), s. m.

 

1° Étoffe de soie à fleurs ou à dessins en relief où le satin et le taffetas sont mêlés ensemble et qui se fabriquait originairement à Damas, en Syrie ; les fleurs sont en satin à l'endroit et forment le taffetas et le fond de l'envers, et le taffetas qui fait le fond à l'endroit est le satin de l'envers. Des damas d'un blanc satiné, d'autres d'un vert de prairie, d'autres d'un rouge à éblouir, BERN. DE S.-P. Paul et Virg p. 102, dans POUGENS. Souvent sur le velours et le damas soyeux On voit les plus hâtifs des convives joyeux S'asseoir au banquet avant l'heure, V. HUGO, Odes, V, 20. Qu'à son gré l'opulence, injuste et vile amante, Berce sur le damas ce parvenu grossier, Et laisse le poëte à l'ombre d'un laurier Charmer par ses concerts le sort qui le tourmente, GILBERT, le Poëte malheureux.

    

Damas de table, linge ouvré pour service de table.

    

3° Par extension, étoffe de laine, de coton ou de fil de lin damassée qui se fabrique surtout en Basse Normandie. Serviettes petit damas ou petit Caen, Tableau annexé aux lett. pat. 16 fév. 1781, Caen.

 

 

ESTAME (è-sta-m'), s. f.

Laine tricotée avec des aiguilles, dont on fait des bas et d'autres pièces d'habillement. Camisole d'estame. Et deux paires de bas d'estame De la main d'Hécuba sa femme, SCARR. Virg. VII.

 

 

FLANELLE. s. f. Étoffe légère de laine. Flanelle d'Angleterre. Chemisette de flanelle. Porter de la flanelle sur la peau.

 

 

INDIENNE. s. f. Robbe de chambre à la maniere des Indiens, qui est venuë à la mode, soit qu'elle soit seulement taillée à la maniere des Indiens avec des manches fort larges, soit qu'elle soit faite d'estoffes venuës des Indes, peintes ou diversifieés de couleurs ou figures, comme sont les toiles qu'on appelle aussi Indiennes, & que l'on contrefait en France, qui sont faites de laine fort fine, ou de petits fils de cotton.

 

 

INDIENNE (in-diè-n'), s. f.

 

1° Étoffe de coton peinte qui se fait aux Indes.

Par extension, étoffes du même genre fabriquées en Europe. M. Fazy avait là une fabrique d'indiennes, J. J. ROUSS. Prom. 4.

2° Vêtement en indienne ; robe de chambre. Je me suis fait faire cette indienne-ci, MOL. Bourg. gent I, 2.

 

 

INDIENNE. s. f. Toile peinte aux Indes. Ce nom est devenu appellatif, & se dit de toutes sortes de toiles peintes. Une belle indienne. Une robe d'indienne.

 

 

MANTILLE (man-ti-ll', ll mouillées, et non manti-ye), s. f.

Longue et large écharpe noire qui fait partie du costume national des Espagnoles ; elle se porte ordinairement sur la tête et se croise sous le menton. Je levais sans affectation ma mantille avec mon éventail, pour qu'il eût le loisir de me voir, PICARD, Alcade de Molor. I, 9. Une mantille noire était jetée sur sa tête [de Blanca], CHATEAUB. Dern. des Abencér. Rien que pour toucher sa mantille, De par tous les saints de Castille, On se ferait rompre les os, A. DE MUSSET, l'Andalouse.

 

REMARQUE :

 

L'Académie dit que la mantille est un petit manteau qui servait autrefois à l'habillement des femmes, mais on ne trouve nulle part la justification de cette définition.

 

MOUSSELINE. s. f. Toile de coton fort fine, fort claire. Belle mousseline. Mousseline unie. Mousseline rayée. Mousseline brodée.

 

 

PANNE (pa-n'), s. f.

 

    

1° Étoffe fabriquée à la façon du velours et de même largeur, mais dont le poil est plus long et moins serré. Un de ses frères [du président Jeannin] se piquait tellement de belles mains, qu'il ne les montrait que sur de la panne noire pour les faire paraître encore plus blanches, TALLEM. DES RÉAUX, Histor. t. VI, p. 158, éd. 1835. Le velouté des pannes, soit en poil, soit en laine, sera toujours d'une même matière, et sans aucun mélange, Lett. pat. du 22 juill. 1780, Amiens. Panne, poil uni, long et court poil ; panne à côtes ; panne ciselée, ib.

    Employé seul, panne s'entend toujours de la panne de soie. Manteau doublé de panne. Oh ! c'est bien lui, sa perruque, sa canne, Son chapeau sous le bras, le bel habit de panne, PICARD, Amis de collége, I, 14.

 

 

PELUCHE. s. f. Sorte de panne dont le poil est plus long que celui de la panne ordinaire. Une couverture de peluche. Un manteau doublé de peluche.

 

 

SATIN (sa-tin), s. m.

1° Étoffe de soie plate qui est fine, moelleuse et lustrée. Satin de Lyon. Satin plain ou mieux satin uni. Gros satin. Petit satin. Vos pieds dans le satin N'osent fouler l'herbette, BÉRANG. Lisette. Dans le satin de ce boudoir, Vous souriez à mille glaces, ID. Rosette.

    Satin simple, satin avec envers, par opposition à satin double.

    Familièrement. Avoir la peau douce comme un satin, comme du satin, avoir la peau douce et fort unie.

    Fig. Avoir une peau de satin, avoir la peau très douce.

    On dit de même : le satin de la peau. Écho l'admire ; aux trésors répandus Sur le satin d'une peau blanche et fine On le prendrait pour le fils de Vénus, MALFIL. Narcisse, IV.

    

2° Toute étoffe satinée.

    Satin de laine, étoffe brochée et croisée employée pour robes et manteaux.

    

3° Fig. Il se dit de choses que l'on compare à du satin. Ces nues.... se déroulaient en zones diaphanes de satin blanc, CHATEAUBR, Génie, I, V, 12. Les prés.... au gazon de satin, V. HUGO, F. d'automne, 36.

    

Satin pâle, espèce de champignon.

 

 

SERGE. s. f. Sorte d'étoffe légère faite de laine. Serge drapée. Serge fine. Grosse serge. Serge de Saint-Lo, d'Aumale, de Londres, de Rome, de Nismes, &c. Serge à deux envers. Serge grise, minime, noire, &c. Habit de serge. Être vêtu de serge.

 

Il y a aussi des serges faites de soie.

 

 

SOUTANE. s. f. Habit long à manches étroites, que l'on porte sous une robe ou sous un manteau, & que l'on serre avec une ceinture. Il est à l'usage des gens d'Église & de quelques Magistrats. Soutane de taffetas, de satin, de serge, de drap, &c. Soutane noire. Soutane rouge. Soutane violette.

 

On dit figurément, qu'Un homme a pris la soutane, qu'il a quitté la soutane, pour dire, qu'Il a embrassé, qu'il a quitté l'État Ecclésiastique. Il a quitté l'épée pour la soutane.

 

 

TAFFETAS (ta-fe-tâ), s. m.

1° Étoffe de soie unie et brillante. Robe de taffetas. Ruban de taffetas. Voyez ce taffetas ; la mode en est nouvelle ; C'est oeuvre de la Chine, RÉGNIER, Sat. VIII. Un taffetas de jaune et de rouge barré, BAHIER, le Cabinet de Quinault, p. 53.

2° Terme de pharmacie. Tissu de fil, très fin, imprégné d'un principe agglutinatif ou vésicant, et fréquemment appliqué chez l'homme sur les solutions de continuité ou sur la peau, pour un but thérapeutique.

    Taffetas d'Angleterre ou taffetas gommé, sparadrap préparé en appliquant, au moyen d'un pinceau, sur du taffetas, une couche de colle de poisson dissoute dans la teinture de benjoin à chaud ; il sert à rapprocher les bords des petites plaies.

    Taffetas vésicatoire ou épispastique, sparadrap agglutinatif rendu vésicant et remplaçant assez bien les emplâtres vésicatoires.

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