Je suis généaloogiste amateur. Il m'arrive de renconter l'Histoire, la grande à travers des événements vécus par des humbles.
"Livre servant à écrire les inventaires du convent et hospital Royal Saint Stanislas de la Charité de Nancy fondé par Sa Majesté le Roy de Pologne Duc de Lorraine et Duc de Bar par contract passé à Lunéville le 25ème avril mil sept cent cinquante. "
"Inventaires des meubles et effets qui sont trouvés dans la Maison des Religieux de La Charité fondée par Sa Majesté Le Roy de Pologne à Nancy Ville Capitale de son Duché sous le nom d'Hôpital Royal Saint Stanislas en l'année 1750. "
Un Autel…
Les mots suivis de "*", sont définis dans le glossaire, à la fin du texte.
Inventaires des meubles et effets qui sont trouvés dans la Maison de l'hôpital Royal St Stanislas de La Charité de Nancy au mois de Mai 1777.
Savoir
De l'église
Un autel de marbre composé un tabernacle de bois doré, une croix et six chandeliers de bois argenté, une lampe de cuivre argenté, une crédence de marbre blanc sur un pied doré six grandes fenêtres à petit plomb dont deux ont leurs rideaux de camelot gaufré rouge, une boiserie à la hauteur des croisées, douze stalles au cœur deux rideaux de demie perse aux côtés de l'autel, deux autres rideaux rouges pour les grandes fêtes un marche-pieds, une balustre en fer au sanctuaire deux confessionnaux au bout de la nef, quatre bénitiers en plomb, six bancs pour les externes, une petite clochette pour l'élévation, trois grands tableaux, une lampe, et deux autres tableaux encadrés d'or.
Une boiserie en buffet, un confessionnal, des armoires, un prie-Dieu, un carton pour la préparation un tapis pour le marche pied de l'autel, l'argenterie dorée et non dorée consiste en un ciboire un calice sa patère, un soleil, le gobelet…..des ablutions doré un encensoir, sa navette, sa cuillère, la boite des saintes huiles, un bassin et deux burettes non dorées, quatre chandeliers de cuivre servant aux acolytes, une crois d'agate garnie d'argent, un crucifix en tableau, un miroir, un crucifix de bois pour l'adoration, une niche de velours cramoisie galonnée d'or, garnie d'une dentelle au bas, une chape de velours bleu galonnée d'argent, une chape chasuble tout ce qui en dépend galonné d'or lequel ornement est de satin rouge, une chape blanche galonnée d'argent, une chasuble blanche et le reste galonné d'or, une chape de soie fond blanc à grande fleurs noires la chasuble et le reste galonné de velours noir, une chasuble de satin blanc galonnée d'or faux une chasuble de satin blanc à fleurs et ruban verts galonnée d'argent faux, cinq chasubles de damas pour le différentes couleurs galonnées en soie, des coussins pour toutes les couleurs, un grand drap mortuaire galonné en serge, un autre petit pour les pauvres malades qui décèdent, un bénitier de fonte, un goupillon d'argent et un de cuivre, trois écharpes, une de damas vert, une de satin paille entourée d'une petite dentelle d'argent, une autre de drap d'argent galonnée d'une large dentelle d'argent, deux pavillons un blanc et un violet tous deux de damas, un paradis du jeudi Saint consistant en trois volets, et un ciel peint sur toile en rouge deux petits volets en rideaux, le linge consiste en sept nappes d'autel, dont une de filet parsemée de fleurs en broderie, une autre garniture sans nappe de filet brodé, deux surplis pour le prêtre trois petits pour les enfants, douze …., anicetes*, un corporal dans chaque ornement, deux cordons, trente purificatoires, dix aubes dont trois à dentelle, vingt lavabos, deux missels, deux psautiers, un antiphonaire deux petites girandoles* de métal, une boîte de fer blanc pour le pain azyme, deux canons de carton dont l'un est encadré d'or et vitré, six chandeliers noirs et une croix de bois argentée, pour les enterrements une représentation.
De la chirurgie
Les instruments sont enfermés dans quatre boîtes de chagrin* noir garnies de cuivre jaune, la première contient ce qui concerne le trépan, la deuxième les amputations, la troisième la lithotomie, la quatrième différents instruments en argent et acier qui consistent en une boîte des instruments nécessaires à abattre la cataracte, un pharyngotome* d'argent et deux etuis pour la pierre infernale*, deux sondes brisées, une boîte d'algalies* de différentes grandeurs quelques vieux scalpels et un (lithothome) caché.
De la pharmacie
La montre communique dans la salle des malades par une grande porte vitrée à deux battants, elle est boisée jusqu'au plafond en étagères garnies de cent quatorze tant chevrettes* que canons de deux urnes et de seize flacons ronds de verre blanc garnis de leurs bouchons au dessus sont des armoires qui renferment des tiroirs au milieu est une table de porphyre* montée à côté est une armoire vitrée qui renferme un squelette naturel et deux mollets (molettes*) pour porphyriser*: la montre communique au laboratoire par une petite porte vitrée auprès de laquelle se trouvent sur des étagères, cinq flacons et six bocaux de verre.
Du laboratoire
Cette partie est remplie d'étagères garnies de quarante deux flacons ronds, quarante huit grands bocaux de verre, soixante quatre petits, vingt quatre plus petits, un mortier de cristal et son pilon, huit petites bouteilles, quatre-vingt dix huit petits canons* de faïence, cent soixante cinq petits canons, quarante petits pots, un bureau fermant à clef, garni de six tiroirs la cheminée est grande (et commode), elle est garnie de plusieurs fourneaux sur lesquels se trouvent trois alambics dont un d'étain, et les deux autres de cuivre rouge, le dessus de la cheminée est garni de dix grandes bassines de cuivre rouge, de cinq tamis de soie, tant bons que mauvais, de trois plats d'étain à bec, de six coquemars de cuivre rouge de différentes grandeurs de deux mains* de cuivre rouge, d'un lingotier de cuivre jaune, une petite cuillère de fer, deux pelles à feu de différentes grandeurs, un crochet de fer, une clef (pour) les visser deux corps de fontaine une belle presse dont les écrous sont de fer, deux clefs de presse, quatre mortiers de fonte de différentes grandeurs deux de marbre montés sur leur pied, trois pilons dont deux de fer et un de bois, neuf petits mortiers de cuivre, deux petites balances, deux (….), trois seringues, deux piluliers, un fourneau portatif en fer, six gobelets d'étain, une grande balance de cuivre rouge, avec plusieurs poids.
De la salle des malades
Elle s'annonce par un vestibule de quatre grandes et belles portes cintrées à deux battants, et vitrées, l'une desquelles ferme sur l'église, la seconde le parloir, la troisième fait barrière pour interdire les lieux réguliers au public, et la quatrième sert d'entrée à la salle des malades au dessus de cette dernière et en dedans, se trouve une grande tringle qui soutient une portière de grosse serge verte, à côté à droite est une armoire pour déposer les habits des malades, du même côté est une tribune sur l'église, il y a six grandes croisées en petit bois, le long d'une terrasse qui donne sur le verger, chacune de ces croisées est garnie pendant l'été de deux rideaux de toile de coton, fond blanc à colonne bleue, et de gros cadis* vert pendant l'hiver, les lits sont au nombre de six, tous garnis de serge verte en hiver et de toile de coton à colonne bleue en été, de (numéro) et de ( ) au dessus, il y a dans chaque lit une paillasse, un matelas, un traversin, un oreiller, deux couvertures, l'une blanche pour le dessous et une grande verte dessus, entre chaque lit se trouve une chaise de commodité et une tablette vis-à-vis la montre de la pharmacie se trouve une table pour servir les pauvres malades, un buffet qui renferme douze chopines, douze tasses, trois biberons, trois bassins de commodité, douze écuelles, douze plats, douze cuillères, un sucrier, six bassins à crachats, deux palettes à saignées, le tout d'étain, à côté se trouvent deux grands brocs d'étain, sur un pied, un baquet de bains en dessous, au bout un autel au-dessus duquel se trouve un tableau de Jésus crucifié, au dessous se trouve un autre tableau représentant une cène, servant de devant d'autel, il y a aussi un poêle ou fourneau pour chauffer les malades, quatre grands bancs pour les asseoir, un grand coquemar pour la tisane chaude et une bassinoire.
Du cabinet servant de garde-robe et d'amphithéâtre
Cette pièce est boisée en armoire du haut en bas qui contiennent des robes de chambre de malades quatorze douzaines de chemises, quarante paires de draps, douze douzaines de serviettes, quatre douzaines de taies d'oreillers, sept nappes, six douzaines de tabliers, neuf camisoles de coutil, douze essuie-mains, dix huit chemises de (gateur), six bonnets de laine, deux spatules du cuivre rouge, et la cuillère pour le service au milieu est une table tournante pour les dissections.
Du cabinet de garde
Cette pièce est boisée en armoires qui contiennent des (verreries) dépendantes de la pharmacie et qui consistent en dix sept gros flacons carrés, sept bocaux, dix flacons ronds, sept cubes de verre, seize matras, trente récipients, six cornues, trois ballons, quatre alambics, dix-neuf chapiteaux, huit siphons, au fond se trouve une alcôve garnie de serge verte, d'une couchette, une paillasse, deux matelas, deux couvertures, un traversin.
A côté sont deux armoires vitrées, deux croisées sur le jardin garnies de rideaux, une armoire tapissée et vitrée propre à exposer les instruments de chirurgie, à côté sont les latrines des malades sur la galerie.
De la basse-cour
De la cour d'entrée qui est grande et longue, plantée de tilleuls et de charmilles, l'on entre dans la basse-cour, où l'on trouve à main droite un hallier pour mettre cent cordes* de bois, au fond se trouve un grand bâtiment détaché de la maison dans lequel se trouvent une grande écurie plafonnée pour douze chevaux à côté est une chambre à four pour faire le pain et les lessives, au-dessus est un grenier à foin et trois chambres de décharge, au-dessous est une cave, au-dessus de laquelle est une remise, derrière est un cimetière et un petit jardin, le poulailler est peuplé de cinquante poules, le hallier garni de soixante cordes* de bois il y a dans la chambre à four une pierre d'eau, un pétrin, pelle fourgon, table à repasser deux grandes cuves à lessiver, plusieurs autres petites cuves.
Du jardin
Le jardin a 125 toises de long sur cent trente de large, il est planté de six cents pieds d'arbres, distribués en huit carreaux, en bas est une pièce d'eau de soixante toises de long sur six de large entourées de murs surmontés de tablettes de pierre de taille, au milieu est un bassin en pierre de taille pour arroser, à l'entrée est une pièce d'eau pour le même usage, auprès de la pierre d'eau se trouve un joli (kiosque* ou loge*) en treillage peint en vert, à côté est une allée de charmilles de cent toises qui sépare le verger du potager.
A la porte d'entrée, sur la rue, se trouve une petite pièce éclairée de deux grandes vitres qui sont pour donner des secours aux pauvres externes, soit pour les saignées, panser ou arracher les dents, à côté est une chambre pour le portier, les meubles sont à lui excepté la table et les chenets.
De la cuisine et dépense
A la porte vis à vis de la clochette est un petit cabinet servant de décharge pour la cuisine, (ou) un supplément de dépense, la cuisine est garnie d'une grande table appelée dressoir, d'une crédence chargée d'assiettes et de plats en faïence au-dessous sont deux armoires de décharge d'un côté sont les fourneaux et de l'autre la (lavière), les seaux et baquet, à la cheminée se trouvent tournebroche, trois broches, (crémaille), crochets, anneaux, potence de fer, au-dessus sont deux poissonnières de cuivre au dessous se trouvent cuillères et écumoires, (dessus) deux gros (chenets) à côté sont des étagères garnies de trois casseroles de cuivre, quatre grandes de fer battu, trois petites une grande marmite de cuivre, un grand chaudron, deux cuvettes, deux tourtières, un seau de cuivre, ou porte bouillon, une tourtière, pour la viande, deux couteaux, deux hachoirs, vingt-quatre assiettes d'étain, un couperet, cinq douzaines d'assiettes, une jatte à soupe, deux saladiers, une bassinoire.
Des caves et caveaux
Il y a sept pièces souterraines, savoir trois pour la salle des malades dont deux servent de jardin d'hiver, et une de fruitier cette dernière est garnie d'étagères solides, la cave qui (règne) sous le grand réfectoire et la salle de réception contient six foudres de trente cinq mesures chacun, la mesure est de cinquante quatre bouteilles de pinte* de Paris, douze autres tonneaux de quatorze et quinze mesures chacun, seize autres tonneaux de huit mesures deux brocs, deux baquets et des chantiers, à côté et un petit caveau pour le vin étranger, celle de dessous la cuisine sert pour déposer les tonneaux vides, à côté est un charbonnier, sur l'escalier de la cave au vin se trouvent deux armoires dont l'une contient deux cents livres de chandelles, et l'autre différentes provisions, ici se trouve le croc*, de grandes balances de bois et plusieurs poids.
Des grands et petits réfectoires
Le petit réfectoire est un poêle, ou chambre boisée faisant taque à la cuisine, il y a deux armoires et des tablettes pour la facilité du service, autour sont plusieurs tableaux propres à une salle à manger.
Du grand réfectoire
Le grand réfectoire est une belle pièce boisée et vernissée du haut en bas et garnie de chaises de paille d'une niche peinte et d'une cheminée de tôle, les buffets contiennent dix-huit couverts d'argent, douze cuillères à café, un huilier et ses deux bouchons d'argent, deux flambeaux d'argent, une grande cuillère à potage, quatre cuillères à ragoût et une écuelle aussi d'argent une boîte de douze couteaux, en outre les (verriers) et faïences nécessaires, deux mouchettes* d'acier, trois chandeliers de cuivre, deux plats tant ronds que longs d'étain fin façon d'argent, trois brochettes d'argent pour les rouges-gorges, un beau et grand ( ) placé entre les deux croisées qui donnent sur l'allée des tilleuls, de la grande cour, quatre rideaux de serge verte, trois grands et beaux tableaux encadrés d'or représentant Louis quinze dernier roi, la reine son épouse, fille de Stanislas Leczinski, roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar notre fondateur et Louis quatorze en habits royaux très bien dessiné, au-dessus de la porte d'entrée de cette pièce sur les corridors se trouve un tableau représentant Saint Jean de Dieu.
De la salle de réception
Cette pièce de seize pieds (au) carré* est garnie de trois beaux tableaux, l'un sur la cheminée encadré de plâtre représente le pape Benoît quatorze, un autre entre les deux croisées, encadrées d'or représente le Roy de Pologne, et le troisième aussi encadré d'or représente madame Adélaïde de France, nous le tenons de son altesse royale qui a bien voulu nous en gratifier au mois d'octobre 1775. Sur la cheminée est un trumeau encadré d'or dont la glace est épaisse, le dessous est garni de pelles, pincettes, chenets à pomme argentée, la boiserie est à hauteur d'appui sous le Roi de Pologne se trouve une table en console peinte en orpin* supportant une table de marbre, les meubles consistent en une table tapissée, six chaises, de moquette verte et six fauteuils de même une tapisserie de toile apprêtée de blanc de céruse à la colle et peinte par dessus en grands et beaux dessins, il y a sur la table de marbre un cabaret et douze tasses à café avec un sucrier, sur la cheminée dont le manteau est bien marbré se trouvent six belles tasses, un sucrier et deux vases de parade, il y a trois portes, une qui communique au réfectoire d'hiver, une au parloir et l'autre du grand réfectoire, au dessus de cette dernière se trouve un tableau représentant le prince d'Elbeuf fondateur de notre maison de Gondreville les deux premières sont garnies de portes battantes vertes à clous dorés, les deux grandes fenêtres sont garnies de rideaux de serge verte et de persiennes.
Du parloir
Le parloir est une pièce qui sert d'entrée à la salle des malades pour les externes, il y a pour tous meubles un banc, et deux autres au vestibule la porte qui communique sur la petite cour de l'église est vitrée il y a dessus une inscription qui annonce l'hôpital St Stanislas en lettres d'or sur un marbre noir, vis-à-vis est une petite cave sous la sacristie, et un tambour pour entrer à l'église.
Du garde-meubles
Le garde-meubles est au second dortoir, il est rempli d'étagères au milieu sont deux grandes tables sur lesquelles se trouvent les ornements les plus propres au fond est un coffre-fort fermant à trois clés, est une armoire qui contient cinquante paires de draps dont deux de lin, dix douzaines de chemises neuves de provision, deux couvertes damassées, un surtout et cinquante serviettes aussi damassées, six belles nappes de linge ouvré et cinq doublures, quatre belles pièces de toile contenant ensemble, trois cents aunes et soixante livres de fil le tout en réserve.
Du linge pour l'usage ordinaire
Dans une armoire posée à l'infirmerie des religieux se trouvent douze paires de drap pour les chambres d'hôtes, trente nappes tant ( ), trois petites nappes, soixante douzaines de serviettes vingt quatre taies d'oreillers pour les hôtes, vingt paires de drap de domestiques, vingt quatre nappes de cuisine, vingt essuie-mains tournants de vieux, le reste du linge est dispersé dans les chambres des religieux comme on le verra pour le détail ci-après.
Des chambres des domestiques et des greniers
A la suite du garde-meubles se trouvent trois chambres et un cabinet garni (chanvre) d'une couchette, un matelas, une couverture, une courte pointe, une paillasse, une armoire, une table, une chaise, au bout est un appartement de trois pièces, antichambre, chambre à four, et cabinet, habité par un religieux. L'antichambre n'est point meublée, ils n'ont qu'une table et une chaise dans le cabinet, mais la chambre est garnie d'une alcôve tapissée en serge verte, d'une couchette, une paillasse, deux matelas, deux couvertures, un (tapis) de lit, un traversin, un oreiller, quelques serviettes pour tout linge, un rideau à la fenêtre, une table, un tapis, une boiserie peinte à hauteur d'appui et un joli papier sur le mur, dans la cheminée se trouve taque, chenets, pelle, pincettes.
A côté est un grenier dans lequel se trouve actuellement vingt résaux* d'avoine, l'autre grenier qui est sur le jardin est rempli de lattes pour étendre le linge, le tiers est plafonné pour conserver le blé, la quantité de cette provision consiste actuellement en douze 'réseaux) de blé et douze sacs de farine renfermés dans les grands coffres qui sont avec deux bouts, au-dessus est un faux grenier sur lequel se trouve le clocher lequel contient une cloche pesant six cents.
Du dortoir des religieux
Le dortoir contient vingt pièces fermant à clé sous dix-sept numéros du chapitre et de l'appartement du Père Prieur.
Le chapitre est boisé en armoires de haut en bas il est parqueté et le plafond en est peint ainsi que les deux pièces qui l'avoisine, au milieu est une grande table noire, l'alentours est garni de huit chaises propres, au-dessus de la table est un tableau représentant Jésus-Christ flagellé, les rideaux des fenêtres sont de cotonnade rayée bleu dans une armoire se trouvent les archives, dans une autre cent bons volumes, tant de notre état que piété et d'histoire, cette grande pièce sert d'antichambre à la chambre du Père Prieur et à son cabinet, la pièce qui est à gauche et qui est la chambre se trouve garnie de boiserie, d'une armoire, d'un bureau, d'un grand miroir encadré d'or, d'une table noire couverte de maroquin, de fauteuils, de bourre de soie rayée rouge, jaune et noir au nombre de six, d'un lit en baldaquin de même étoffe, garni d'un sommier, deux matelas, deux couvertures, une courte pointe, un tapis. Les autres meubles consistent en trois paires de draps, deux taies d'oreiller, traversin, oreiller,, table de nuit, vingt quatre chemises, il y a sur la cheminée deux girandoles, deux chandeliers argentés,, la pièce à droite est un cabinet de chirurgie, garni de la (myologie) du jeune Gautier d'Ayoty avec cadre noir et glaces, d'un secrétaire, d'un miroir, de six chaises, de deux girandoles sur la cheminée, d'une table, toutes les croisées des différentes pièces qui composent ces appartements sont garnis de rideaux et de persiennes les deux foyers sont en métal jaune dans les cheminées se trouvent, pelle, pincette à pomme jaune et une taque. Dans la chambre est une tableau en pastel encadré d'or représentant le Roi de Pologne.
N°1
Cet appartement comprend deux pièces boisées et parquetées, dans la première se trouvent un secrétaire, une table tapissée et six chaises, la seconde est boisée en armoire, lesquelles contiennent trois paires de draps, deux taies d'oreillers, douze chemises, quelques serviettes le lit est en alcôve tapissée, il est garni d'un couchette, une paillasse deux matelas, deux couvertures, une courte pointe, un traversin, un oreiller, les rideaux de la fenêtre sont de la même étoffe que ceux du (dir.) de camelot gaufré jaune la chambre est garnie d'un prie-Dieu, deux chaises, une petite table, il y a sur le foyer taque, pelle, pincettes, soufflet, dans l'armoire auprès du lit se trouve une table de nuit.
N°2
Chambre d'hôte boisée jusqu'au plafond l'alcôve est garnie de serge verte, comme les rideaux de la fenêtre, le lit est garni d'une couchette, une paillasse, deux matelas, un traversin, un oreiller, deux couvertures, une courte pointe, les meubles de la chambre sont une table et son tapis, trois chaises, un miroir, un coffre pour le bois, le foyer est garni d'une taque, pelle, pincettes, chenets, soufflet, les deux cabinets sont garnis d'étagères et de portemanteaux.
N°3
Cette pièce est boisée, et garnie en tout comme la précédente elle sert aussi pour loger les hôtes.
N°4
Une porte fausse
L'escalier qui suit est fort commode, la rampe est de fer bien travaillé jusqu'au premier étage, le reste est en bois, la pendule est posée vis-à-vis.
N°5
Une chambre de religieux boisée à hauteur d'appui tapissée d'un joli papier, meublée d'une table tapissée d'un joli papier meublée d'une table tapissée et six chaises, l'alcôve en tapisserie de serge verte, les rideaux de la fenêtre sont de même étoffe, le lit est garni d'une couchette une paillasse deux matelas deux couvertures une courte pointe d'un traversin, d'un oreiller les armoires sont garnies d'une table de nuit une douzaine de chemises, deux taies d'oreiller, trois paires de draps et quelques serviettes, le foyer est garni d'une taque, pelle, pincettes, chenets et soufflets.
N°6
Appartement d'un religieux consistant en deux pièces, dont la première est boisée en armoire et parquetée, le plafond est peint, les meubles sont des chaises au nombre de six, l'armoire est garnie comme dans la chambre ci-dessus, l'alcôve et les rideaux des fenêtres sont de serge verte, le foyer est garni de tout le nécessaire./
N°7
Chambre de religieux garnie comme celle numéro quatre, sans cheminée.
N°8
Chambre de religieux en tout comme celle numéro quatre, sans cheminée.
N°9
Chambre à cheminée occupée par un religieux elle est boisée du haut en bas, le lit est en baldaquin de cotonnade blanche et bleu, la garniture est complète comme dans les autres chambres il y a un cabinet sur la rue faisant taque, à côté est un grenier donnant sur toute la porte d'entrée du couvent.
N°10
Cette pièce en tout comme la précédente, elle est demeure son cabinet, mais point de grenier elle est appelée la chambre de Gondreville.
N°11
La tribune sur l'église.
N°12
Cette pièce qui est tapissée en papier sert d'infirmerie pour les religieux, il y a deux lits à colonnes garnis comme ceux des religieux, et deux chaises, deux fauteuils, l'un de moquette jaune et l'autre de petit point, une cheminée et tous les ustensiles (et) affaires, une chaise de commodité tapissée.
N°13
Chambre de religieux très jolie, boisée en plâtre, à grands cadres, à côté est un joli cabinet au fond duquel se trouve une alcôve garnie en tout comme dans les autres chambres.
N° 14
Autre jolie chambre de religieux à cheminée fausse boisée du haut en bas garnie comme les autres, soit pour le couchage ou pour le linge, il y a deux armoires vitrées, outre celle de l'alcôve.
N°15
Chambre de religieux boisée à hauteur d'appui garnie comme celle ci-dessus excepté qu'elle est tapissée en papier
N°16
L'exeat des religieux au bout du dortoir sur le jardin.
Il y a dans notre cave environ cent vingt mesures de vin, la mesure contient cinquante bouteilles ordinaires.
Sur le grenier se trouve du blé pour un an, de l'avoine de même pour l'année.
Le bûcher contient du bois pour près de deux ans, la provision de chandelles faite pour un an , les provisions d'épicerie de toute espèce et d'huile faire pour l'année.
Les religieux sont habillés solidement et proprement. Les dettes ordinaires et communes sont payées. Après la visite du très révérend père Gérard Mine, provincial,
Je me suis trouvé reliquaire de 2152 F 14 6
Depuis ce terme, j'ai reçu 22550 14 6
J'ai dépensé 22115 10 7
Partant, le reliquat net est de 2587 18 5
Arrêté en chapitre le premier mai 1777. "