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Je suis généaloogiste amateur. Il m'arrive de renconter l'Histoire, la grande à travers des événements vécus par des humbles.

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Petite histoire de Vigneul- L'école

L'école primaire de Vigneul.

 

 

 

 

L'école primaire s'installe lentement au cours du 19° siècle. Selon les procès-verbaux du conseil municipal, on dispose au début du siècle d'une maison commune dans laquelle se tiennent les réunions de l'assemblée municipale et les travaux scolaires, vraisemblablement dans le même lieu. Il n'y a pas de salle des conseils distincte de la salle de classe. Rappelons que l'instituteur, qu'on appelait, avant la Révolution, "régent d'école", est un employé communal polyvalent. Bedeau, il sonne les cloches, joue le rôle de chantre à l'église, assure parfois le secrétariat de Mairie, s'occupe du chauffage du local scolaire et cultive son jardin. L'école n'est pas obligatoire, ni gratuite. A Vigneul, aucun élève n'est admis gratuitement. On peut supposer que la fréquentation des filles y est plus faible.

Progressivement on voit l'école évoluer, avec une nette accélération dans le dernier tiers du siècle.

 

Les locaux s'améliorent : travaux pour différencier la salle de classe de la salle de Mairie, consolidation de l'édifice, installation d'un cellier pour l'instituteur, transformation du jardin de l'instituteur en cour de récréation et acquisition d'un nouveau jardin, construction d'un préau.

 

L'enseignement, lui aussi évolue. On voit apparaître des cours pour adultes pendant les mois d'hiver et des séances de travaux d'aiguille pour les jeunes filles, voire un ouvroir pour  les dames.

 

 


Les cours d'adultes

 

Une circulaire de Préfet en date du 7 avril 1869 concernant la rémunération des directeurs de cours pour adultes semble surprendre le conseil municipal qui répond au Préfet que toutes  les tentatives pour instaurer de tels cours ont échoué jusqu'alors et qu'il ne voit guère la possibilité de cette activité dans l'avenir. En quoi consistent ces cours? Il apparaît au fil des conseils municipaux qu'ils s'adressent aux "jeunes gens…illettrés".

 

Devant l'insistance de l'autorité préfectorale, on vote néanmoins un crédit le 25 juin 1971, sous réserve de trouver des candidats.

En hiver 1873-74, un cours a pu être monté, puisque la commune indique qu'elle prend à sa charge les frais d'éclairage et de chauffage, ces derniers couverts en nature, par l'utilisation de "restes de coupe". Quant à l'éclairage, il fait l'objet d'une indemnité de 10 F versée à Monsieur Blaise, l'instituteur, occupant la fonction de directeur des cours  pour adultes. C'est, à l'évidence lui qui dispense cet enseignement. Perçoit-il un traitement à ce titre? Réponse du conseil : "…pas de ressources pour rémunérer l'instituteur". Il semble que, contrairement à l'enseignement primaire, qui est encore payé par les parents ("rétribution scolaire"), ces cours soient gratuits, ce, grâce au fait que l'instituteur ne soit pas rémunéré pour cette activité. Ces cours se poursuivent dans ces conditions durant les hivers suivants et s'arrêtent en hiver 1877-78, faute de candidats ("il n'y a pas parmi les jeunes gens de Vigneul pouvant fréquenter les cours d'adultes, aucun illettré"). Cette phrase inscrite au procès-verbal du Conseil du 5/2/1876 qui prépare l'année scolaire suivante, nous indique l'objet de ces cours : Combattre l'illettrisme chez les adultes. Elle nous suggère aussi que sans doute des illettrés adultes existent, mais qu'ils ne paraissent pas en mesure de pouvoir fréquenter les cours…De toute façon, la commune n'est pas estimée en mesure de faire face aux dépenses générées par cette activité. Cette mise en sommeil va se prolonger en 1878-79.

 

L'arrivée du nouvel instituteur, Monsieur Geoffroy, qui succède à Monsieur Blaise, coïncide avec la mise en place d'un cours en hiver 1880-81, cours d'hommes, c'est bien précisé! Cette relance se fait au prix de 80 F pour indemniser l'instituteur, directeur des cours, et 10 F pour l'éclairage, le chauffage étant couvert comme précédemment. Le dispositif est reconduit en 1882-83.

 

 

Les travaux d'aiguille

 

 

En 1867, les filles qui fréquentent l'école vont se voir proposer d'apprendre, à l'école, les "travaux d'aiguille". Combien sont-elles? Le conseil municipal, réuni le 28 juillet 1867, évoque la situation. "Pour une population de 315 habitants, on estime que l'école suffit à accueillir les 30 à 36 enfants qui vont à l'école. On estime à 5 ou 6 la population des jeunes filles susceptibles de s'adonner aux travaux d'aiguille". Rappelons que l'école n'est pas obligatoire, et encore moins pour les filles, d'où l'effectif qui peut nous paraître modeste, comte tenu de la population.

On recrute alors une "directrice des travaux d'aiguille" qui sera payée 40 F pour l'année 1858. Son installation administrative se produit le 1 novembre 1869. C'est l'épouse de l'instituteur, "la dame Blaise, née Marie Françoise Priant", nommée par arrêté préfectoral du 12 octobre 1869.

 

En 1878, sa rémunération va passer à 50 F.(Conseil du 10 février 1878).

 

L'arrivée du nouvel instituteur, à la rentrée 1879, Monsieur Geoffroy, une nouvelle "maîtresse" des travaux d'aiguille est nommée. Il s'agit de Madame Geoffroy, née Cécile Courtois. Elle percevra 50 F, auxquels s'ajoutent 5 F pour la tenue de l'ouvroir. Cette dernière activité de même nature est ouverte aux dames adultes. Voilà la version féminine du cours d'adultes…En 1882, son salaire passe à 75 F. Elle est installée administrativement le 15 février 1882.

 

 

Enseignement de la "gymnastique"

 

 

Le décret du 3 février 1869 incite les communes à instituer l'enseignement de la gymnastique dans les écoles primaires. Les locaux de l'école de Vigneul ne sont manifestement pas prêts à accueillir ce nouvel enseignement dans des conditions satisfaisantes. La  maison d'école ne dispose même pas, à cette date, de cour de récréation.

Il faudra attendre que cet enseignement devienne obligatoire, à compter du 1 Janvier 1882, pour que la commune, en prévision de cette échéance, fasse construire une cour de récréation, avec murs d'entourage et préau.

 

 

 

La Maison commune

 

Les années 1840.

Sur le modèle de la Mairie-école, la maison commune est l'objet de transformations au cours du siècle. En mai 1842 (Conseil du 15/5/1842), on décide que cette maison doit abriter une salle d'école et une salle de mairie distinctes. Le conseil unanime sollicite monsieur Dethan, architecte à Montmédy, de rédiger le projet de travaux qui coûteront environ 2 000 F. Ce projet sera soumis à l'approbation de l'autorité supérieure. Une certaine urgence est ressentie. En février 1844, on revient sur le projet de construction d'une salle d'école et des réparations à la maison d'école. Une partie des murs de cette maison menace ruine. Une visite des lieux faite par le Conseil confirme cette nécessité. On devra attendre la belle saison pour commencer les travaux, mais en attendant le printemps, on décide de prendre les "mesures de précautions nécessaires pour conserver les murs". Le conseil vote une "somme…jusqu'à concurrence de 850 F".

Le 25 mars 1844, le conseil soumissionne à monsieur Henry Laurent, charpentier à Villecloye les travaux des planchers et de la couverture, avec un crédit maximal de 800 F.

Profitant des travaux en cours, le 3 mai 1844, la commune décide d'ajouter un cellier sous la salle d'école, "attendu qu'il n'y a pas de cave dans la maison qu'occupe l'instituteur". On y voit un autre avantage : "la salle d'école sera alors plus saine et cela donnera plus de valeur à la maison commune".

 

Une vingtaine d'années plus tard (10/5/1863), on répare le mobilier de l'école, monsieur Gaspar Grandjean, menuisier à Vigneul, facturera ces travaux  : 79.50 F.

 

Les années 1880.

Cette décennie est celle d'un grand bond en avant de l'instruction primaire. Cela concerne aussi, évidemment les locaux scolaire et leur équipement. En 1880, déjà on envisage sérieusement de refaire le plafonnage, la tapisserie, la "peinture surtout", travaux jugés urgents. Un crédit de 137 F permettra au Maire de payer directement les ouvriers engagés dans ce but, sur présentation de "mémoires réguliers".

En 1881, l'aménagement d'une cour de récréation devenant obligatoire dans la perspective de la généralisation de l'enseignement obligatoire de la gymnastique, le 1 Janvier 1882. La commune doit donc acquérir un jardin pour l'instituteur, afin de convertir l'actuel en cour de récréation, "qui a toujours manqué".

Monsieur Cabrolle, boulanger à Montmédy, propose d'échanger sa chènevière longeant la maison commune, contre un pré communal situé à l'entrée de la Culée des Oeuillons (ou Oeillons), ces deux terrains étant "de même revenu". Pour cet échange, une enquète "commodo incommodo" est diligentée. C'est l'instituteur de Han-les-Juvigny qui en est chargé moyennant une rémunération de 22,30 F.

Vient la construction d'un préau et d'un mur autour de la cour. M. Lagosse, architecte à Montmédy estime le projet à 1 609,76 F, projet adopté par le conseil.

 

 

 

 

 

 





















 

 

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J
cher M. Pierret, j'ai découvert votre blog en cherchant la définition du mot "oeillons" et j'ai vu la photo d'une église qui ne m'était pas inconnue, celle de Vigneul où j'ai passé de très<br /> nombreuses vacances extraordinaires.J'ai fait aussi la généalogie de mes aieux Jacob à Vigneul depuis 1734, et je m'intéresse aussi à l"histoire de Vigneul. J'attends avec impatience la suite de<br /> votre article. pour votre info, le 1er vitrail à gauche du choeur de l'église (le Christ et les enfants) représente ma mère à l'âge de 7 ans et a été donné par mon arrière grand père, Victor Jacob.<br /> J'ai bien connu Marie et Renée Jacob de leur vivant (excellent vin de groseilles..) filles d'un cousin de mon grand père qui avait épousé une fille Pierret. je souhaiterai entrer en contact avec<br /> vous.<br /> très sincèrement. Jn Marlier
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P
<br /> <br /> Merci pour vos encouragements. La suite va venir...Je suis un peu en panne en ce moment!<br /> <br /> <br /> Cordialement.<br /> <br /> <br /> paul.pierret@orange.fr<br /> <br /> <br /> <br />